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Étroitement associé au voyage et à l’automobile, Louis Vuitton excelle dans l’organisation de rallyes internationaux permettant aux collectionneurs de profiter de leurs voitures rares au gré des plus belles routes.
Après quatorze ans d’absence, les Louis Vuitton Classic Run font leur grand retour. De Venise à Monza, via les Dolomites, collectionneurs et gentlemen drivers renouent avec ces rallyes automobiles hors du commun, au volant de voitures anciennes parmi les plus rares au monde.
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Le retour des Louis Vuitton Classic Run à Venise
Venise. Extérieur nuit. Des silhouettes en tenue de soirée se glissent dans le palais des Doges aux murs surchauffés par l’interminable été. Dans les salons d’apparat peints par Véronèse ou Le Tintoret, les retrouvailles sont joyeuses. Le moment est enfin venu.
Ce dîner de gala confidentiel, suivi d’une performance théâtrale et chorégraphique exclusive dans la spectaculaire Salle du Grand Conseil, marque avec faste le renouveau des « Louis Vuitton Classic Run », ces rallyes hors du commun organisés de temps à autre par le malletier français. Amoureux des très belles automobiles anciennes, et collectionneurs avertis qui ne peuvent se résoudre à voir leurs machines rares devenir des pièces de musée figées, attendaient de longue date ce retour.
Depuis 14 ans, pour être précis. La dernière édition, le « Sérénissima Run », parti de Monaco, s’était achevée sur l’île de San Giorgio Maggiore, au cœur de la lagune de Venise, en 2012. Lancés au début des années 1990, ces voyages initialement confidentiels, complémentaires du prestigieux concours d’élégance automobile de Bagatelle instauré par Louis Vuitton, ont toujours été dédiés à l’élite des connaisseurs.
Au gré des éditions, ils avaient pris une dimension fantasmagorique, entraînant les participants, aux volants des voitures les plus rares, souvent uniques d’ailleurs, de la jungle de Malaisie à la Cité interdite, en passant par les montagnes de l’Europe centrale, entre Budapest et Prague, ces voyages d’initiés auront emprunté les plus belles routes.
De Venise à Monza, via les Dolomites
L’histoire reprend donc là où elle s’était arrêtée, à Venise. Cette année, cap sur Monza, via les Dolomites. Quatre jours ne seront pas de trop, surtout qu’il n’est pas ici question d’une course – même si le règlement parle officiellement d’une épreuve de régularité – pour relier l’épicentre du sport automobile en Italie pour assister au Grand Prix de Formule 1.
Chemin faisant, le parcours sera ponctué d’escales épicuriennes, comme un déjeuner sur l’herbe au cœur de la montagne ou une visite privée du chantier naval Riva à Sarnico, sur les bords du lac d’Iseo, mais aussi de haltes culturelles. De la Villa Pisani à Stra, à la Villa Reale de Monza, où séjourna l’impératrice Élisabeth d’Autriche, en passant par l’impressionnant Museo Gypsotheca Antonio Canova, niché dans la campagne au nord de Trévise, sans oublier les musées de Venise, c’est une occasion de découvrir l’engagement de Louis Vuitton pour la restauration et la préservation du patrimoine.
Ces monuments historiques bénéficient, en effet, d’un programme de mécénat. L’entreprise du groupe LVMH se montre aussi discrète qu’efficace sur ce sujet. Par ailleurs, la récompense du rallye est une œuvre originale en verre, réalisée par la manufacture vénitienne Venini, conçue par l’artiste et designer néerlandaise Sabine Marcelis. Une création protégée par une « Malle Trophée » Louis Vuitton, comme c’est le cas pour la Coupe du monde de football ou l’aiguière d’argent de l’America’s Cup. Tout est prévu pour que le vainqueur puisse l’emporter sur son porte-bagages.
La route, terrain de jeu des collectionneurs
La route elle-même est évidemment le terrain de jeu favori des participants. « Ni une voiture ni une malle ne remplissent leur fonction lorsqu’ils sont à l’arrêt. Leur véritable sens se révèle à travers le mouvement, la découverte et les histoires accumulées en chemin, tout comme “l’art du voyage” trouve sa pleine expression dans le voyage lui-même », souligne Pietro Beccari, Président et CEO de Louis Vuitton.
Venus de divers horizons, parfois lointains, ils n’ont pas hésité à engager leurs bolides dans la circulation italienne. Certaines voitures sont particulièrement rares, voire uniques, et leur valeur au regard de l’histoire de l’automobile est infiniment plus importante encore que leur cotation.
Aston Martin, Bentley, Ferrari, Lagonda, Lancia, Lamborghini, Mercedes-Benz, Maserati : les blasons sont prestigieux. À ce sang bleu, la plupart des voitures présentes ont ajouté des quartiers de noblesse glanés en piste, souvent de façon épique.
Se souvient-on que la Ferrari 121 LM était si puissante en 1955 que la gomme de ses pneus ne résistait pas à la vitesse ? Les spyders rouges se donnent ici à nouveau du bon temps, vrombissent dans les lignes droites. Agile dans les courbes, la Ferrari 250 GT carrossée par Zagato de David Sydorick enseigne une leçon d’élégance en mouvement. Altières, la Lagonda LG45 Rapide de 1937 ou la puissante Bentley 8 Litre rappellent avec brio le panache des voyageurs d’avant-guerre.
Les voitures de légende au cinéma
Si, au volant, les pilotes ne font pas de cinéma, plusieurs des voitures engagées rappellent les belles heures de l’automobile sur grand écran. Dans chaque village, des passants s’écrient : « Sorpasso ! » (Fanfaron !, en italien) en voyant la délicieusement élégante Lancia Aurelia B24 S Convertible de Ronnie Kessel.
C’est en effet le même modèle qui figurait dans le film « Le Fanfaron » de Dino Risi avec Vittorio Gassman. Mieux : deux des participantes ont un réel passé cinématographique.
En effet, en plus de son palmarès sportif incluant les 24 Heures du Mans en 1954, l’Aston Martin Lagonda DP115/3, prototype de voiture de course à moteur V12 développé en 1954 sous la direction de David Brown, peut se vanter de tenir le haut de l’affiche du film « Checkpoint » en 1956.
Il suffit d’être sur le passage de la Lamborghini P400 Miura de couleur orangée de Fritz Kaiser pour avoir immédiatement en tête la chanson de Matt Monro dans la scène d’ouverture du film « L’Or se barre » dans lequel elle apparaît… et disparaît, faisant de cette auto un Graal pour bien des cinéphiles.
Alors que la Mostra de Venise est sur le point de commencer, et 48 heures avant que Kimi Antonelli ne brandisse à Monza la coupe du Grand Prix d’Italie au terme d’une course spectaculaire, c’est Gianandrea Redaelli, engagé au volant de son Aston Martin C-Type Speed Model Bertelli de 1939, qui a reçu le trophée du Louis Vuitton Dolomites Classic Run au Castello Sforzesco. Collectionneur chevronné, cet élégant gentleman driver s’était déjà illustré en remportant le Boheme Run en 2006 et le Serenissima Run de 2012. L’art du voyage n’a aucun secret pour lui.
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