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La tequila Clase Azul soigne particulièrement le design de ses bouteilles.

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Pourquoi ces bouteilles de tequila sont devenues des œuvres à collectionner

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Grand amateur de tequila, le Berlinois André Becker possède une des plus grandes collections européennes de Clase Azul. Ou quand Berlin se plaît à rêver aux haciendas mexicaines.

Il suffit parfois d’une rencontre pour que la vie bascule. Celle d’André Becker, CEO de Hammer Promotion, une agence événementielle spécialisée dans les avant-premières de cinéma, les réceptions et l’accompagnement de personnalités internationales, a pris un tournant en 2020, à Los Angeles. Ce jour-là, il goûte pour la première fois une tequila dont la réputation n’est aujourd’hui plus à faire : Clase Azul. « J’ai tout de suite été surpris par sa douceur, sa rondeur et son accessibilité. Je suis né en 1976 et j’ai dû boire ma première tequila vers 17 ans. En Allemagne, on connaissait surtout une marque avec son petit sombrero rouge sur le goulot. J’en garde un souvenir épouvantable ! Je pense que cette expérience a détourné beaucoup d’Allemands de la tequila ! »


Lire aussi : Comment Clase Azul est devenu le Hermès de la tequila


Collectionneur de Clase Azul

Depuis, l’entrepreneur ami des célébrités possède une soixantaine d’exemplaires de ce qui, pour lui, est la tequila la plus désirable au monde. Ce qui lui a donné envie d’entamer une collection ? La façon singulière dont la marque mexicaine allie artisanat, art, design et storytelling : « J’ai toujours aimé collectionner les œuvres d’art et les beaux objets. Chez Clase Azul, chaque bouteille va au-delà de la tequila qu’elle contient : elle porte une histoire. Chaque édition limitée possède sa propre identité, à travers sa forme, sa couleur, ses matériaux ou le vieillissement du spiritueux. »

André Becker.
André Becker. Olena Kyrylova

Son premier coup de cœur, il l’a en voyant les contours de l’édition Día de Muertos 2021. Une bouteille façonnée à la main en céramique noire, habillée de catrinas dorées réunies autour d’un festin. Un flacon ouvragé qui renferme une tequila añejo aux notes d’agrumes, de girofle et de café torréfié. Tirée à 5 000 exemplaires, elle était proposée aux alentours de 750 euros et se revend aujourd’hui aisément le quadruple.

L’idée de céder sa collection n’a même pas effleuré l’esprit d’André Becker, même si, à l’instar des enfants qui s’échangent des cartes Pokémon, il contacte parfois d’autres collectionneurs pour enrichir ses références : « Un jour, alors que je pouvais acheter certaines éditions limitées aux États-Unis, un collectionneur qui n’y était pas m’a proposé deux de ces bouteilles contre une Día de Muertos 2020. Je la cherchais depuis longtemps car, en Europe, les éditions antérieures à 2021 sont très difficiles à trouver. C’est l’une de mes bouteilles préférées. J’aime sa simplicité, sa teinte qui rappelle celle de l’os et ce crâne qui semble surgir du flacon. » Adjugé, vendu !

Cette année, l’édition limitée Día de Muertos se pare d’un costume évoquant les mystères de la nuit et contient une tequila añejo associe deux fûts distincts : un añejo vieilli plus de 30 mois et affiné en fûts ayant contenu du Champagne, complété par un second añejo vieilli également plus de 30 mois en fûts de whisky américain.
Cette année, l’édition limitée Día de Muertos se pare d’un costume évoquant les mystères de la nuit et contient une tequila añejo associe deux fûts distincts : un añejo vieilli plus de 30 mois et affiné en fûts ayant contenu du Champagne, complété par un second añejo vieilli également plus de 30 mois en fûts de whisky américain.

Comment faire grossir sa collection… et la garder secrète

Avec son travail lui permettant de se rendre souvent en Californie, André Becker ne manque jamais de s’octroyer une escale au Mexique, que ce soit pour profiter des sorties en mer lors de sessions de plongée sous-marine ou de moments shopping qui lui permettent de parfaire sa collection : « Au fil des années, un lien personnel s’est aussi créé avec les équipes de la marque. Lorsque je suis au Mexique, je retrouve Alina, mon interlocutrice chez Clase Azul, et nous échangeons sur les nouveautés à venir. En mars, ma femme et moi sommes allés dans le Jalisco, deux mois avant l’ouverture de l’Hacienda. Nous avons été les premiers invités à la visiter, et Arturo Lomelí, le CEO de Clase Azul, est venu nous saluer. Aujourd’hui, cet attachement dépasse largement les bouteilles. »

Le plus difficile, pour ses nouvelles trouvailles, reste souvent d’arriver à bon port : « Quatre bouteilles m’attendent encore à Mexico : je n’avais pas pu les rapporter, faute de place dans mes bagages. Lors de mon prochain voyage à Cabo, en décembre, je devrais en récupérer cinq au total. Le transport demande un peu d’organisation ! »

Pas question, pour lui, d’exposer ses trésors aux yeux de tous. Ses bouteilles les plus précieuses sont rangées dans une partie spéciale de son habitation : « J’ai deux filles qui ont l’âge d’inviter des garçons à la maison. Je ne veux surtout pas que l’un d’eux se serve dans ma collection. Ils sont sûrement aussi stupides que je ne l’étais à leur âge ! »

Une partie de la collection de André Becker.
Une partie de la collection de André Becker.

Plaisir de partager

Désormais, sa collection de Clase Azul se compose d’une cinquantaine de bouteilles. L’occasion, pour lui, de partager sa passion avec des amis et des célébrités qu’il rencontre dans le cadre de son travail : « Lorsque je leur explique que je vais leur faire goûter des saveurs incroyables, je peux vous garantir qu’ils ne sont pas nombreux à refuser ! »

Sa plus belle pépite, de par sa rareté, il l’a trouvée sur place, lors d’une visite de l’hacienda de la marque : « J’y ai découvert Sin Medio by Sarabia, une création d’Eduardo Sarabia limitée à cinquante exemplaires. Elle n’était pas encore commercialisée et l’on m’a proposé d’acquérir la bouteille numéro un. Je l’ai achetée immédiatement ! Son histoire m’a aussi intéressé. Les flacons de Sarabia ont un style reconnaissable : sur fond blanc, les motifs bleus évoquent pour moi des tatouages. Celui-ci représente une femme nue, ce qui, d’après ce que l’on m’a raconté, a suscité de longues discussions sur l’opportunité de le commercialiser. »

Ce qui est certain, c’est que sa collection n’est pas près de s’arrêter : « Elle continue de grandir, même si je ne sais plus très bien où ranger les bouteilles ! Lors de ma dernière visite au Mexique, où les bouteilles sont fabriquées et peintes, j’ai découvert au moins dix modèles prévus pour les deux prochaines années. Je les veux tous ! »

Sin Medio, la tequila Clase Azul par Eduardo Sarabia.
Sin Medio, la tequila Clase Azul par Eduardo Sarabia.
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