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The Balvenie

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The Balvenie dévoile le plus vieux whisky du monde avec Daniel Arsham

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Pour dévoiler The 1931 Collection, The Balvenie réunit deux métiers qui ont en commun une même obsession : le temps. D’un côté, Kelsey McKechnie, malt master de la Maison, qui a choisi en 2019 de mettre en bouteille un single malt distillé en 1931 après 88 ans de maturation. De l’autre, l’artiste Daniel Arsham, qui transforme le cuivre, le chêne et l’orge en une sculpture évoquant l’érosion et la mémoire. Présentée en Corée pendant Frieze Seoul, cette collaboration raconte surtout une certaine idée du savoir-faire.

Pour accompagner son whisky le plus ancien jamais mis en bouteille, un single malt distillé en 1931 et vieilli pendant 88 ans, la Maison écossaise The Balvenie s’est associée à Daniel Arsham, artiste contemporain américain connu pour ses sculptures qui semblent avoir traversé les siècles. Une rencontre finalement assez logique entre deux univers qui travaillent, chacun à leur manière, avec le temps.


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The Balvenie 1931 : un whisky de 88 ans façonné par le temps

L’histoire commence en 1931. Cette année-là, The Balvenie inaugure sa nouvelle aire de maltage traditionnelle, alors que l’industrie du whisky traverse une période particulièrement instable. La même année, un whisky est placé dans le fût numéro 239, un ancien fût de xérès en chêne européen provenant de Jerez. Il y restera 88 ans. Personne ne sait alors qu’il deviendra un jour le whisky le plus ancien jamais embouteillé par The Balvenie.

« Quand il a été mis en fût, ce whisky n’était pas quelque chose de spécial, explique Daniel Arsham. C’est le temps qui l’a rendu exceptionnel. Et c’est pourquoi cette histoire m’a autant séduit. » Pour Kelsey McKechnie, son rôle de malt master consiste justement à surveiller cette transformation.

Les fûts sont régulièrement échantillonnés afin de suivre leur évolution et de déterminer à quel moment le whisky atteint son équilibre. Elle est la gardienne du temps. Alors en 2019, lorsqu’elle goûte à nouveau le fût 239, la décision est prise. « Le profil aromatique était absolument parfait », raconte-t-elle. Le 1931 est l’équilibre parfait entre ce magnifique caractère de la distillerie et le bois. »

Kelsey McKechnie, à la tête des whiskies The Balvenie.
Kelsey McKechnie, à la tête des whiskies The Balvenie. The Balvenie

Daniel Arsham transforme le whisky The Balvenie en matière artistique

Pour Daniel Arsham, la visite de la distillerie a été déterminante. L’artiste aurait pu se contenter de travailler autour de l’idée abstraite du temps. Il a préféré partir de ce qu’il avait sous les yeux : les matériaux et les gestes qui permettent au whisky d’exister.

« L’une des choses qui m’a frappé, c’est le caractère fait main de tout ce qui se passe là-bas », raconte-t-il. Vous entrez dans une pièce, il y a de l’orge sur le sol, ils la retournent… C’est technique, bien sûr, mais c’est aussi très artisanal. » Il s’intéresse alors à l’orge, au cuivre des alambics et au chêne des fûts. Trois matériaux qui deviennent les éléments fondamentaux de son œuvre.

Daniel Arsham au deuxième étage de la distillerie The Balvenie, où l’orge se repose avant la distillation.
Daniel Arsham au deuxième étage de la distillerie The Balvenie, où l’orge se repose avant la distillation. The Balvenie

La sculpture imaginée pour habiller ce whisky exceptionnel de 88 ans, pièce maitresse de la collection The Balvenie 1931 est composée de huit couches fluides de bronze patiné sur sa façade et de 88 couches symboliques de chêne à l’arrière. Au centre, un disque de cuivre provenant d’un ancien alambic de The Balvenie vient inscrire un fragment réel de l’histoire de la distillerie dans l’œuvre.

Pour Arsham, cette construction raconte le voyage du whisky lui-même : « Le whisky transcende la matière : il passe du sol, de l’orge, au cuivre, puis au bois. » La patine verte du cuivre est elle aussi directement liée à cette idée d’érosion.

Au creux de la sculpture de Daniel Arsham, une bouteille non moins exceptionnelle.
Au creux de la sculpture de Daniel Arsham, une bouteille non moins exceptionnelle. Fanny Liaux Gasquerel

De l’Écosse à Séoul, une expérience sensorielle

La collaboration a été dévoilée à Séoul, dans le cadre de Frieze Seoul. Un choix qui fait sens pour The Balvenie comme pour Arsham. L’artiste entretient depuis plusieurs années une relation étroite avec la Corée, tandis que Kelsey décrit Séoul comme l’un des marchés où la Maison compte certains de ses plus fervents amateurs. « Les personnes qui boivent The Balvenie connaissent souvent beaucoup de choses sur la production du whisky et sur le single malt », explique-t-elle. Séoul compte certains de nos plus grands supporters. Les gens ici ont une connexion très profonde avec la marque. »

La culture gastronomique coréenne offre également un terrain intéressant au whisky écossais. « Ici, on voit beaucoup plus d’accords avec la nourriture. Les gens ont un palais extraordinaire. »

Daniel Arsham et Kelsey McKechnie.
Daniel Arsham et Kelsey McKechnie. The Balvenie

Et pour prolonger cette rencontre entre Écosse et Corée, Arsham a également imaginé une performance immersive inspirée de la salle de maltage traditionnelle de la distillerie.

« C’est un espace très terreux, avec une odeur d’herbe. On sent l’orge et il y a quelque chose de très sombre dans cette pièce », raconte-t-il. Son intention : transporter cette sensation à Séoul. « Il s’agissait simplement d’essayer d’apporter un petit morceau de l’Écosse ici, dans cette expérience. » Ainsi, la scénographie invite la pénombre, une allée odorante d’orge et une performance exceptionnelle qui combine les gestes qu’emploie Arsham dans son jardin japonais et ceux des maltmen, les artisans garant de l’orge à la distillerie.

The 1931 Collection : du whisky de 88 ans aux expressions de 12 et 15 ans

Le 88 ans constitue la pièce maîtresse de la collection, mais The Balvenie ne s’est pas arrêté à cette bouteille en cristal et son écrin exceptionnel, disponible à seulement 17 exemplaires. Kelsey McKechnie a également imaginé deux expressions de 12 et 15 ans, conçues comme des interprétations plus accessibles de l’univers du 1931. « Lorsque nous avons pris la décision de mettre en bouteille notre 88 ans, cela nous a vraiment donné matière à réflexion », explique-t-elle. Pouvoir observer un fût pendant presque neuf décennies nous a confirmé que nous faisions les choses de la bonne manière. »

Ces deux whiskies deviennent ainsi une manière de raconter les fameux métiers rares de The Balvenie : orge cultivée sur les terres de la distillerie, maltage sur place, travail du cuivre, tonnellerie et savoir-faire du malt master. « Nous ne faisons pas toujours les choses de la manière la plus rapide. Nous les faisons de la manière la plus longue, pour les bonnes raisons », résume McKechnie.

Le 12 ans est notamment élevé en fûts de chêne américain puis affiné en fûts de xérès en chêne européen provenant de la même région de Jerez que le fameux fût numéro 239. Son profil retrouve les marqueurs de la Maison : miel, épices, gingembre, raisin et notes de biscuit et de toffee.

Plus abordable, le whisky 12 ans d’âge de la collection The Balvenie 1931.
Plus abordable, le whisky 12 ans d’âge de la collection The Balvenie 1931. The Balvenie

The Balvenie Eighty-Eight, édition en écrin sculptural imaginé par Daniel Arsham. Prix sur demande. 17 pièces uniques.
The Balvenie Twelve-Year-Old : coffret imaginé par Daniel Arsham, disponible en magasin. 110 €.
The Balvenie Fifteen-Year-Old : coffret imaginé par Daniel Arsham, disponible seulement dans les aéroports.

Site internet de The Balvenie


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