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À Paris, le véritable luxe immobilier ne se mesure plus seulement en mètres carrés. Dans une ville où l’espace et le silence sont devenus les ressources les plus rares, il tient surtout à la capacité d’un lieu à faire oublier la densité de la capitale, sans renoncer à ses vues, à son histoire ni à ses adresses. Derrière des portes cochères et des voies privées se cachent ainsi des jardins insoupçonnés, des architectures hors norme et des panoramas que l’on croyait réservés aux monuments.
À Paris, le véritable luxe immobilier ne se mesure plus seulement en mètres carrés. Dans une ville où l’espace et le silence sont devenus les ressources les plus rares, ce sont les biens capables de donner l’impression de s’affranchir de la capitale qui atteignent les sommets du marché.
Une maison entourée d’un jardin à deux pas de la place Vendôme, un toit-terrasse plus vaste que l’appartement qu’il surmonte, un hôtel particulier disposant d’un accès direct au parc Monceau : ces propriétés ne promettent pas seulement une adresse prestigieuse, mais une autre manière d’habiter Paris. Derrière leurs portes cochères et leurs voies privées se cachent parfois des morceaux d’histoire, des architectures hors norme et des panoramas que l’on croyait réservés aux monuments.
Vendus entre 9,1 millions d’euros et plus de 67 millions d’euros, voici dix biens parisiens pour lesquels le mot « exceptionnel » retrouve presque son sens.
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A vendre : le meilleur de l’immobilier de luxe à Paris
À Passy, 593 m² de jardin suspendu
Ici, le privilège ne se trouve pas seulement à l’intérieur. Au sommet d’un immeuble de Passy, dans le 16ᵉ arrondissement, un appartement de près de 170 m² est entouré par une terrasse panoramique de 593 m², plantée comme un jardin et ouverte sur la tour Eiffel.
Le logement a été conçu comme une maison de plain-pied posée au-dessus de Paris. De grandes baies vitrées prolongent le salon et la salle à manger vers les extérieurs, tandis que les trois chambres restent protégées des regards. Deux petits studios destinés au personnel ou aux invités peuvent également être acquis en supplément. Un rapport presque inversé entre intérieur et extérieur, particulièrement improbable.
Prix : 9,1 millions d’euros. Junot.fr
Square Foch, dans l’hôtel particulier de Marcel Pagnol
Premier fait exceptionnel : Marcel Pagnol a vécu dans cet hôtel particulier du square de l’avenue Foch de 1956 jusqu’à sa mort, en 1974. C’est notamment dans son bureau du rez-de-chaussée qu’il écrivit La Gloire de mon père et Le Château de ma mère. La demeure conserve aujourd’hui cette histoire littéraire tout en ayant été entièrement réinterprétée selon les standards de l’immobilier contemporain.
Derrière sa façade du début du XXᵉ siècle se déploient 672 m² répartis sur trois niveaux principaux et un sous-sol, au milieu d’un jardin paysager de 150 m². Quatre suites, de vastes pièces de réception, une cuisine professionnelle La Cornue, un espace de bien-être et un appartement de service composent cette maison vendue meublée, au sein de l’une des adresses privées les plus protégées de Paris.
Prix : 48 millions d’euros. Sotheby’s
Aux Invalides, une demeure contemporaine dans un domaine du XVIIIᵉ siècle
Accessible par une allée privée pavée et arborée, cet hôtel particulier de 470 m² appartient à un ancien domaine du Faubourg-Saint-Germain, autrefois rattaché à l’hôtel de Noirmoutier, édifié au XVIIIᵉ siècle par Jean Courtonne.
En plein quartier des ambassades, la propriété a été rénovée par les architectes Jean-Jacques Ory et Thierry Despont dans un registre contemporain dominé par le chêne clair. Elle réunit quatre suites, plusieurs salons, une salle de billard, une salle de télévision et un jardin-terrasse de 53 m². Salle de sport, cave à vin, service de conciergerie, sécurité permanente et garages pouvant recevoir quatre grandes voitures achèvent de transformer le lieu en résidence autonome.
Prix : 18,9 millions d’euros. Varenne.fr
Face aux Tuileries, un décor parisien de 400 m²
Il suffit ici de pousser les portes-fenêtres pour réunir dans un même panorama le jardin des Tuileries, le Louvre, la place de la Concorde et la tour Eiffel. Installé au deuxième étage d’un immeuble du début du XIXᵉ siècle, cet appartement de 400 m² bénéficie d’une entrée indépendante et de son propre ascenseur.
Sa rénovation a préservé les parquets, les moulures, les cheminées, les boiseries et les peintures anciennes. Le double séjour, éclairé par de hautes fenêtres et prolongé par un balcon filant, atteint plus de cinq mètres de hauteur sous plafond. Quatre suites, une salle à manger au décor restauré et une pièce familiale complètent cet appartement conçu comme un hôtel particulier de plain-pied.
Prix : 33 millions d’euros. Daniel Féau
À Montmartre, une maison sur les toits et sa vue imprenable
Installé au cœur de Montmartre, au dernier étage d’un immeuble de 1927, ce penthouse de 224 m² dispose d’une terrasse de plain-pied de 113 m² offrant une vue panoramique à 360 degrés sur Paris et ses monuments, du Sacré-Cœur à la tour Eiffel.
Conçu comme une maison sur les toits, le logement se développe en duplex et aligne deux vastes pièces de réception, deux cuisines et deux chambres, avec la possibilité d’en créer une troisième. Les espaces traversants, la décoration contemporaine, la domotique et le sauna lui donnent moins l’allure d’un appartement parisien que celle d’une villa suspendue au-dessus de la butte.
Prix : 10,5 millions d’euros. Barnes.
Dans le 16ᵉ, une maison secrète derrière 800 m² de jardin
Située au sein d’une voie privée et sécurisée du 16ᵉ arrondissement, cette propriété d’environ 600 m² disparaît presque entièrement derrière son jardin clos de 800 m². Le rez-de-chaussée, un vaste plateau de plus de 200 m², réunit une cuisine, une salle à manger, un salon, une bibliothèque et un bureau, tous tournés vers la végétation.
À l’étage, la suite principale d’une centaine de mètres carrés s’ouvre sur une terrasse exposée au sud avec jacuzzi. Quatre autres chambres, une salle de massage, une salle de fitness et un hammam occupent les niveaux supérieurs et le sous-sol. Au fond du jardin, un pavillon indépendant de 67 m² offre encore deux chambres, un salon et une cuisine, à la manière d’une véritable seconde maison au sein de la propriété.
Prix : 24,9 millions d’euros. Daniel Féau
Place Vendôme, une maison contemporaine derrière la rue Saint-Honoré
À quelques pas de la place Vendôme, cette maison d’architecte construite en 2016 fait figure d’anomalie dans un quartier presque entièrement occupé par des immeubles anciens. Invisible depuis la rue Saint-Honoré, elle bénéficie de 294 m² habitables sur quatre niveaux et s’accompagne d’une annexe réhabilitée en 2023.
Les espaces s’ouvrent entièrement sur un jardin arboré et une terrasse, soit 77 m² d’extérieurs préservés du bruit et des regards. Cinq chambres, de vastes pièces de réception et un salon d’été installé dans l’annexe composent une adresse davantage pensée comme une maison de villégiature que comme une résidence au cœur de Paris.
Prix : se rapprocher de Junot
Près du Palais-Royal, un loft et des plafonds classés
Derrière la cour pavée d’un hôtel particulier du XVIIᵉ siècle, entre la place des Victoires et les jardins du Palais-Royal, se cache un loft de 453 m² prolongé par 90 m² de terrasses. Ses plafonds peints classés, ses parquets de Versailles, ses verrières et ses 4,50 mètres de hauteur sous plafond brouillent les frontières entre demeure historique, atelier d’artiste et galerie privée.
La pièce maîtresse est une réception de près de 250 m², éclairée par plusieurs verrières et ouverte sur deux terrasses. Une première suite conserve, elle aussi, ses plafonds peints, tandis que deux chambres en mezzanine rejoignent une troisième terrasse aménagée. Une adresse pensée pour les collectionneurs.
Prix : 16 millions d’euros. John Taylor
Dans le 8ᵉ, un hôtel particulier avec le parc Monceau pour jardin
Construit en 1869 par Auguste Tronquois, cet hôtel particulier néo-Louis XIII voisine avec les anciennes demeures des familles Pereire, Rothschild, Cernuschi, Menier et Camondo. Mais son privilège le plus spectaculaire se trouve derrière la maison : le jardin privatif possède son propre accès au parc Monceau.
Les 1 366 m² de la propriété se répartissent sur cinq niveaux et un sous-sol. Vendue en « white box », prête à être aménagée, elle peut accueillir plusieurs salons, neuf chambres, une bibliothèque, un cinéma, un spa et une salle de sport. Certaines pièces dépassent les 200 m² et les fenêtres ouvertes sur le parc donnent l’impression de vivre dans une propriété de campagne.
Prix : 67,34 millions d’euros. Daniel Féau
À Porte Dauphine, un appartement Art déco réinventé
Au troisième étage d’un immeuble des années 1930, cet appartement de 396 m² renoue avec les proportions spectaculaires de l’Art déco : plus de 3,50 mètres de hauteur sous plafond, de vastes pièces de réception et cinq suites. Sa rénovation associe le vocabulaire décoratif de l’époque à un aménagement contemporain.
Mené par Maison Kyka avec les compagnons Petra, le chantier a donné naissance à des boiseries peintes à la main, des vitraux sur mesure signés Fany Glass et des mosaïques artisanales. Chauffage au sol, climatisation réversible et domotique centralisée se dissimulent derrière un décor mêlant mobilier contemporain, pièces Art déco chinées et papier peint Jean Paul Gaultier.
Prix : se rapprocher de Maison Kyka
