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Navygraf Barracuda CMM.20 yema

The Good News // Horlogerie

Une Yema Navygraf Barracuda pour les 400 ans de la Marine nationale

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Avec la nouvelle Navygraf Barracuda CMM.20 lancée le 14 juillet pour commémorer les 400 ans de la Marine nationale, la maison française Yema annonce la couleur. Un futur collector.

À bord d’un sous-marin nucléaire d’attaque, la lumière rouge n’a rien d’un effet de style. Elle permet aux équipages de préserver artificiellement leur rythme biologique lorsqu’ils évoluent durant des semaines sans jamais voir le jour. Un détail que l’on ignore souvent, mais qui résume parfaitement l’approche de Yema, partenaire de la Marine nationale avec sa nouvelle Navygraf Barracuda CMM.20, lancée ce 14 juillet pour fêter les 400 ans de la « Royale ».


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Plutôt que d’empiler les références militaires, la maison française préfère raconter ici la vie silencieuse des profondeurs. Cette édition limitée s’inscrit dans une série de plusieurs Navygraf imaginées pour célébrer quatre siècles d’engagement des marins français. L’exercice était pourtant délicat. Les montres commémoratives tombent souvent dans l’accumulation de symboles ou la démonstration patriotique.

Navygraf Barracuda CMM.20 yema

Navygraf Barracuda CMM.20 : une montre pour commémorer les 400 ans de la Marine Nationale

Yema choisit au contraire de s’appuyer sur un programme bien réel : Barracuda, nom donné à la nouvelle génération de sous-marins nucléaires d’attaque de la classe Suffren, aujourd’hui au cœur des capacités de protection, de renseignement et de dissuasion. Cette filiation irrigue toute la montre. Le cadran comme la lunette abandonnent l’aluminium ou la céramique au profit d’un carbone forgé, dont les fibres compressées sous haute pression dessinent des motifs impossibles à reproduire. Au-delà de l’intérêt esthétique, ce matériau conjugue légèreté et résistance aux chocs, deux qualités qui parlent autant au monde militaire qu’à l’horlogerie contemporaine.

Chaque exemplaire présente ainsi un dessin légèrement différent, comme une empreinte propre. Les touches de rouge ne sont jamais gratuites. La graduation inversée de vingt minutes sur la lunette unidirectionnelle reprend les codes de synchronisation utilisés à bord des sous-marins, tandis que la mention « Barracuda », à six heures, fait directement écho aux indications colorées des instruments militaires. Même le fond de boîte raconte une histoire. Derrière le verre saphir teinté de rouge apparaît le blason des forces sous-marines de la Marine nationale, comme observé à travers cette lumière si particulière qui accompagne le quotidien des équipages lorsqu’ils disparaissent sous les océans.

Sous cette esthétique tactique bat le calibre manufacture CMM.20, développé par Yema autour d’une architecture à micro-rotor. Avec ses 70 heures de réserve de marche et sa précision chronométrique, il confirme les ambitions industrielles de la marque française, qui poursuit discrètement la montée en gamme engagée ces dernières années. Le mouvement n’est d’ailleurs pas ici un simple argument technique : il participe à cette volonté de proposer une montre cohérente jusque dans sa mécanique.

La Navygraf Barracuda réussit ce que peu de montres militaires parviennent à faire : éviter le déguisement. Rien n’y semble forcé. Les références opérationnelles servent un véritable projet horloger au lieu d’habiller un discours marketing. C’est sans doute ce qui rend cette édition anniversaire particulièrement convaincante. Plus qu’une montre célébrant les 400 ans de la Marine nationale, elle évoque un univers que l’on voit rarement : celui des hommes qui vivent dans le silence des profondeurs, où le temps continue de s’écouler… même lorsqu’il n’y a plus ni lever ni coucher de soleil.


Navygraf Barracuda CMM.20, Yema, une édition limitée à partir de 2 249 euros


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