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Ces Rolex oubliées deviennent les nouvelles stars du marché vintage

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Pendant des décennies, le collectionneur Rolex idéal semblait avoir un uniforme : Daytona au poignet, Submariner dans le coffre et GMT-Master sur sa liste d’envies. Mais les lignes bougent. Sur le marché du vintage, les références les plus recherchées ne sont plus forcément les plus célèbres. Place aux Cellini asymétriques, aux montres à capot et aux étonnantes créations joaillières des années 1950 à 1980.

La Rolex de collection a longtemps été une affaire de sportives. Daytona, Submariner, GMT-Master : ces trois noms ont façonné l’imaginaire de la marque à la couronne et alimenté les listes d’attente comme les ventes aux enchères. Pourtant, un autre phénomène est en train de se dessiner dans l’univers du vintage : les collectionneurs regardent désormais là où personne ne regardait auparavant.


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Les Rolex vintage à l’honneur chez Collector Square

Chez Collector Square, où plus de trois Rolex changent de mains chaque jour, l’intérêt pour les modèles les plus confidentiels ne cesse de progresser. Si les valeurs sûres comme la Day-Date ou la Datejust continuent de séduire, ce sont désormais les références les plus atypiques de l’histoire de Rolex qui attirent les regards.

En tête de ce retour inattendu : la collection Cellini. Lancée dans les années 1960, elle représente presque l’anti-Rolex. Pas de lunette tournante, pas d’ADN de plongée ou d’aviation. La ligne emprunte plutôt le chemin de l’élégance et de la joaillerie, avec des boîtiers en or, des formes parfois ovales, parfois rectangulaires, et des cadrans qui n’hésitent pas à sortir des sentiers battus. Dans les années 1970 et 1980, Rolex y expérimente même des silhouettes asymétriques et des bracelets intégrés particulièrement audacieux.

Une Rolex Cellini 4370 Yellow gold (vers 1980) mise en vente par Collector Square.
Une Rolex Cellini 4370 Yellow gold (vers 1980) mise en vente par Collector Square. Collector Square

L’exemple le plus spectaculaire reste sans doute la King Midas. Dessinée avec la participation de Gérald Genta, elle affiche une silhouette inspirée du Parthénon grec et une couronne placée sur le côté gauche du boîtier afin d’être portée au poignet droit. Une montre qui ressemble davantage à une sculpture moderniste qu’à un instrument horloger. Difficile d’imaginer aujourd’hui qu’un tel objet ait été signé Rolex.

Plus surprenantes encore sont certaines Rolex Precision des années 1950. Pensées pour une clientèle féminine, elles cachent leur cadran sous un capot d’or intégré au bracelet. Une réponse élégante aux conventions sociales de l’époque, selon lesquelles consulter l’heure en public pouvait être considéré comme un manque de raffinement. Le résultat évoque davantage un bijou d’orfèvre qu’une montre traditionnelle.

Pourquoi ce soudain engouement ? Parce que le marché du vintage est devenu un terrain d’expression plus personnel. Selon Collector Square, les montres vintage représentent désormais près de 40 % de son chiffre d’affaires horloger. Les collectionneurs recherchent moins le statut que la singularité : des pièces rares, parfois oubliées, capables de raconter une histoire différente de celle des Rolex sportives omniprésentes.

La Rolex King Midas 9630.
La Rolex King Midas 9630. Collector Square

Découvrir la sélection de Rolex oubliées de Collector Square à partir du 13 juin.


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