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JB200 Marégraphe II montre

Tentations // Horlogerie

JB200 Marégraphe II : l’heure de la maturité pour Jacques Bianchi Marseille

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Le succès d'une première édition peut devenir un piège ; celui de la répétition. Plutôt que de rejouer la partition d'une montre écoulée en moins de quatre minutes en 2024, Jacques Bianchi Marseille choisit une autre voie avec la nouvelle JB200 Marégraphe II : faire évoluer son icône sans en altérer l'esprit. Un exercice plus difficile qu'il n'y paraît. Dans l'horlogerie, les marques savent volontiers rééditer leurs succès ; elles sont plus rares à accepter de les remettre en question.

La première Marégraphe avait démontré qu’il restait de la place pour une montre capable de raconter une histoire locale sans sombrer dans le folklore – et Dieu sait qu’il est présent à Marseille ! En s’inspirant du Marégraphe de Marseille, la jeune maison phocéenne ne choisissait ni un plongeur légendaire ni une expédition mythique, mais un bâtiment scientifique presque anonyme, posé sur la corniche Kennedy depuis 1883. C’est pourtant là que se situe l’un des points de référence les plus importants du territoire français : le zéro du Nivellement général de la France, à partir duquel sont calculées toutes les altitudes de l’Hexagone. Depuis plus d’un siècle, le site mesure également les variations du niveau de la Méditerranée, devenant, presque malgré lui, un témoin des mutations du littoral.


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Une montre inspirée du Marégraphe de Marseille

Cette approche raconte sans doute davantage Marseille que bien des clichés pagnolesques usés jusqu’à la corde. Une ville tournée vers la mer, certes, mais aussi vers la science, les échanges et l’observation. Jacques Bianchi Marseille a eu l’intelligence de comprendre que le patrimoine ne se limite pas aux monuments emblématiques : il se niche parfois dans des bâtiments discrets dont l’importance dépasse largement leur apparence et leur notoriété.

Cette seconde génération de la JB200 Marégraphe ne cherche jamais à reproduire la première. Le boîtier en acier de 42 mm conserve ses proportions, mais adopte une architecture plus affirmée, avec des lignes plus nettes, des chanfreins plus marqués et une lunette subtilement redessinée. Surtout, la JB200 Marégraphe II devient « destro ». La couronne migre sur le côté gauche, un choix directement hérité des montres militaires et des plongeuses professionnelles historiques de la maison, qui évite toute gêne sur le dos de la main. Plus qu’un effet de style, c’est un détail qui rappelle que cette montre continue de se penser comme un instrument avant d’être un objet de collection.

JB200 Marégraphe II montre

Un cadran en émail multicouche et un mouvement certifié COSC

La plus belle évolution reste pourtant invisible au premier regard. Ou plutôt, elle ne se révèle qu’à la lumière du soleil. Jacques Bianchi Marseille inaugure ici son premier cadran en émail multicouche. Vingt couches successives créent une profondeur inhabituelle pour une montre-outil de ce type. Une première particulièrement réussie. Sous cette surface translucide apparaît un motif de vagues qui évolue selon l’orientation du poignet, évoquant tantôt une mer parfaitement lisse, tantôt ces reflets presque métalliques que prend la Méditerranée en plein été. Les nouveaux index appliqués renforcent encore cette impression de relief.

À l’intérieur, le mouvement automatique suisse Soprod P024 fait lui aussi l’objet d’un traitement plus ambitieux. Chaque exemplaire est réglé individuellement afin de garantir une précision comprise entre -4 et +6 secondes par jour, puis livré avec son certificat COSC nominatif. Une démarche qui traduit davantage l’évolution de la maison qu’une volonté de monter en gamme à tout prix. Car ce qui distingue Jacques Bianchi Marseille reste moins la sophistication technique que la cohérence de son projet et la progression mesurée de ses collections.

Produite à 300 exemplaires numérotés – contre 150 pour la première édition –, la JB200 Marégraphe II ne cherche pas à banaliser son succès, mais à répondre à une communauté devenue plus large et plus attentive aux détails horlogers qui font la différence. À 1 395 euros, elle confirme surtout qu’une jeune marque française peut construire une identité forte sans multiplier les références convenues à son passé. Ici, le récit n’est jamais plaqué sur la montre : il en constitue le point de départ. C’est sans doute ce qui rend cette JB200 Marégraphe II encore plus convaincante que celle dont elle reprend fièrement le nom.


En précommande dès le 9 juillet sur www.jacquesbianchi.com


 

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