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Mobilité du futur :
Stellantis investit 150 millions d’euros dans les taxis volants

Le colosse automobile italo-franco-américain va financer la start-up américaine Archers pour développer le VTOL, un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux, baptisé Midnight et dont la production devrait débuter à Covington aux Etats-Unis, en 2024.

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Les taxis volants, bientôt une réalité dans les grandes villes ? C’est l’annonce faite à l’occasion du salon CES de Las Vegas par Stellantis, le groupe automobile multinational né en 2021 de la fusion de Fiat Chrysler Automobiles et Ps, qui a investi 150 millions d’euros dans la fabrication en série du VTOL (un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux) Midnight, conçu par la start-up américaine Archer. Le site de production sera installé aux Etats-Unis, à Covington, dans l’Etat de Géorgie. Dans un premier temps, 650 appareils seront construits par an, puis 2300, pour disposer idéalement d’une flotte de 6000 aéronefs d’ici 2030. American Airlines, la principale compagnie aérienne des Etats-Unis, en a déjà précommandé 200.

Ni hélicoptère ni avion

Mais à quoi rassemblera ce taxi volant, dont la production devrait commencer en 2024 ? Pensé pour accueillir quatre passagers plus le pilote, il rappelle un petit avion dans son design, mais devrait décoller et atterrir verticalement comme un hélicoptère. Sauf qu’il ne sera ni avion, ni hélicoptère. 100% électrique, équipé de douze hélices, MIdnight aura une autonomie de 160 kilomètres, adaptée pour réaliser plusieurs courts trajets (30 kilomètres environ) aller-retour, avec entre chaque trajet dix minutes de recharge qui lui suffiront pour se remettre en route.

À long terme, le projet de Stellantis, fabricant contractuel exclusif de Midnight, est clair : acquérir des titres Archer pour se positionner comme l’un des investisseurs majeurs d’un marché toujours à l’état embryonnaire. Mais d’autres groupes automobiles se sont déjà intéressés aux taxis volants, comme Volkswagen, qui développe actuellement en Chine son Flying Tiger et Uber, qui a signé un accord avec Hyundai en 2020 pour produire les UberAir…Dès 2023.

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À Paris, des taxis volants pour les Jeux Olympiques 2024

Dans ce contexte, Paris possède une carte à jouer en Europe en tant que ville du futur, notamment à l’occasion des JO 2024. Au “vertiport” de Pontoise – cette plate-forme pour le départ et l’arrivée des véhicules volants électriques à décollage et atterrissage verticaux -, à 35 kilomètres de la capitale française, un premier taxi volant effectuait justement un vol pour la toute première fois le 10 novembre dernier, en planant au-dessus de l’aérodrome. 

Volocity, nouveau moyen de transport conçu par le constructeur aéronautique allemand Volocopter, vise à faire son entrée en scène lors des Jeux Olympiques de 2024 avec deux lignes : l’une entre Paris et Versailles et l’autre – la plus attendue -, entre les aéroports Charles-de-Gaulle, Le Bourget et Paris intra-muros, quai d’Austerlitz. Au total, la capitale française devra accueillir cinq héliports pour abriter la flotte de dix Volocity biplaces (dont une réservée au pilote). Côté prix, pour une aller simple entre Paris et Roissy l’ADP annonce une centaine d’euros, c’est-à-dire le coût qu’un VTC pour le même trajet. Selon le responsable du pôle innovation au sein du groupe, Alban Negret, ces nouveaux engins du ciel pourront avoir aussi d’autres missions dans le futur, tels que le transfert de greffons vers les hôpitaux, le contrôle des feux de forêt ou encore le déplacement de médecins où ont eu lieu des accidents.

L.P


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