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The Good News // Food & drinks

Vous n’avez pas lu le Goncourt ? Allez, dîner chez Drouant…

Jusqu’au 15 décembre, le temps d’un déjeuner ou d’un dîner, Drouant offre la possibilité de se glisser dans la peau des membres de l’Académie Goncourt en dégustant l’emblématique menu leur étant réservé. Idéal pour faire le malin lors de prochains dîners en ville si, comme nous, vous n’avez pas encore eu le temps de lire le dernier ouvrage de Jean-Baptiste Andrea (« Veiller sur elle »), primé cette année.

Ce soir-là, il pleuvait. Il tombait des hallebardes, le ciel était en furie. Ce soir-là, pourtant, il fallait sortir dans les rues de Paris et rejoindre le Drouant, ce restaurant mythique qui se dresse à quelques pas de l’Opéra, là même où est décerné, depuis 1914, le prix littéraire le plus convoité du pays : le Goncourt. L’effort valait clairement le coup. L’escalier Ruhlman, les boiseries, le salon Goncourt et ses sièges attribués aux membres, un buste du fondateur de l’Académie signé Rodin, une statue des deux frères Goncourt par Carpeaux et une atmosphère unique à l’acoustique remarquable. Le menu en six services – testé – est celui qui fut servi cette année aux « votants ». Un voyage gustatif au pays de la littérature.


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Un dîner chez Drouant sous le signe du Goncourt

Ça commence par une huître Charles Drouant au caviar de la maison Madec, Prat-ar-Coum n°02 avec jus de moules, confit de citron. Court mais efficace, iodé mais gentiment. On frappe à la porte, on ouvre. Comme un hommage à cette brasserie qui, selon la légende, fut la première à proposer des huîtres à Paris.

La fameuse huître.
La fameuse huître. Arbès Food

Ensuite ? Un « homard Colette ». Là aussi un hommage à l’ancienne présidente de l’Académie. La cuisson est douce et la mayonnaise à l’huile de poireaux démoniaque, joliment associée à une gelée de crevettes grises, oxalis et quelques fleurs. Colette aimait le homard, elle avait bon goût. A la suite, un turbot Cocteau avec son jardin marin, ses œufs de truite, quelques coques, une feuille de câprier et de l’huile herbacée. Pas fou fou.

Le turbot Cocteau.
Le turbot Cocteau. Arbès Food

Puis le chevreuil Huysmans, figues, sauce Grand Veneur, cerises noires et encre de seiche. Là, on sent la maîtrise, la main sur la cuisson. L’an dernier, c’était du canard, un gibier à plume. Cette année, c’est gibier à poil. Chez Drouant, on alterne tous les ans. Les académiciens en ont décidé ainsi et, manifestement, mieux ne vaut pas les contredire.

Puis le fromage « Clos de Montmartre » de Chez Virginie, affineuse parisienne de génie qui ose la cendre de sarment de vigne montmartrois sur un époisses. Ah, ce fromage ! Ça marche carrément avec ce craquant cendré virevoltant sur une ferme personnalité ! Les mirabelles Clavel, « en hommage à… » once again, concluent le marathon en beauté avec un sorbet de mirabelle, absinthe, chantilly et vin jaune. Au-delà des audaces culinaires maîtrisées (ou pas), ce qui se joue chez Drouant ne concerne pas seulement le contenu de l’assiette mais aussi son environnement. Et rien que pour ça, on dit « oui », allez-y.

Les mirabelles Clavel.
Les mirabelles Clavel. Arbès Food

Menu proposé jusqu’au 15 décembre (sur réservation 72h à l’avance) :  menu Goncourt en 6 temps ou en 3 temps au choix à 190€. Accords mets & vins à 120€.


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