×
defender suv land rover range rover
fanny

The Good Culture // Aventures

Defender s’émancipe de Land Rover et trace sa route vers 2024

Aventures

The Good Culture

En 2024, Land Rover s'efface de la carrosserie de ses Defender pour laisser aux SUV de ceux qui n'ont pas froid aux yeux toute la latitude pour s'exprimer de sa propre voix.

Ronflant sous la pedale d’un agent du MI5 dans « Slow Horses » ou symbole d’appartenance dans les garages de chaque housewives de Beverly Hills, le Range Rover s’est imposé depuis sa création en 1970 comme un symbole de réussite. Au point que son nom éclipse parfois celui de son constructeur, Land Rover et ses cadets. Parmi eux, Defender, 4×4 musclé à la trempe militaire apparu à l’oree des années 80 sous le nom des Land Rover 90 et 110, renommé en 1990 sous son nom actuel. Cette année sera l’année du changement pour le groupe JLR, filiale de l’Indien Tata Motors, qui regroupait historiquement les marques Jaguar et Land Rover avant de donner cette année à Defender son indépendance.


Lire aussi : Le Range Rover P510e est-il vraiment le meilleur des SUV de luxe ?


Un road trip en Defender

Quoi de mieux qu’un test drive pour ressentir une voiture ? C’est à l’hôtel Molitor dans l’est parisien que le rendez-vous était donné pour marquer le début d’une aventure de 36 heures au volant d’un Defender 110. Houra, notre crédit de magazine « lifestyle » nous donne la chance de nous voir attribuer un véhicule à la livrée bronzée, la référence « Gondwana Stone » au catalogue Defender. Parké devant nous, l’heureux chanceux qui s’est vu qui conduira la livrée collector « Grasmere Green », un vert vitaminé célébrant les 75 ans de Land Rover.

GPS réglé et voilà lâchés dans la nature notre équipée de huit Defender (modèles 90, 110 et 130). Le périphérique parisien n’effraierait personne au volant d’un tel bolide de 294 chevaux, avalés en moins d’une heure en direction de la Normandie avant de tracer sa route sur des voies quasi désertes et silencieuses que notre hybride ne viendra pas réveiller.

La livrée anniversaire.
La livrée anniversaire.

Le premier arrêt se fait au abords d’un parcours off road qui testera l’intelligence (oui, intelligence) de cette voiture automatique et automatisée capable d’analyser et de comprendre les situations les plus périlleuses de patinage sur terrain glissant. Aucun Defender ne finit dans le décor : leurs conducteurs ont beau n’être que de parfaits novices, le 4×4 est si aisé à manipuler qu’il suffit d’y aller à l’instinct pour passer un bon moment d’adrénaline en toute sécurité.

Car voilà l’essence de l’émancipation de Defender : s’exprimer de sa propre voix et sortir de l’ombre imposante de sa famille. JLR souhaite en effet recentrer la marque Range Rover sur des véhicules familiaux, Jaguar sur une flotte ultra luxueuse et 100 % électrique (une page se tourne) et donner à Defender qui, il est vrai, partage un sens du style commun avec les Range Rover, la possibilité de tracer sa propre route — la marque présentera en 2024 un nouveau concept de concession autos et plateforme de marque.

Le Defender après un tour sur le parcours off-road…
Le Defender après un tour sur le parcours off-road… Fanny Liaux Gasquerel

Lire aussi : François Dossa : « électrification et inclusion sont nos priorités chez Jaguar »


L’âge de raison

Plus sportif, aventurier, viril, aussi, si ce mot porte encore une certain sens, Defender est l’automobile de ceux qui n’ont pas froid aux yeux. Si on amène les enfants à l’école en « Range » et qu’on parade devant les voituriers des palaces en Jaguar, le 4×4 récemment revu et corrigé deviendra le meilleur ami de celles et ceux qui aiment à se perdre en forêt, s’aventurer en montagne, dans la neige ou même dans le sable.

C’est pour cette raison qu’après nos aventures sur quatre roues, le pit stop final de la journée s’effectue au Loire Valley Lodge, une propriété sur laquelle sont parsemées des cabanes de luxes perchées, dotée d’un restaurant de haut niveau, Ardent. Le jeune chef Thomas Besnault y modèle une vision audacieuse et inédite des trésors de la nature (carnés ou non) qui fait finalement un parallèle avec les valeurs de Defender : il nous plonge une méditation (gastronomique) ponctuée de saveurs aventureuses (ronces, sanglier…) mise en scène avec une grande modernité et un service 5-étoiles. En parlant d’étoiles, la sienne viendra bientôt, c’est à parier…

La cabane perchée de votre enfance dans sa version la plus aboutie.
La cabane perchée de votre enfance dans sa version la plus aboutie. Solenne Carreras

Le réservoir, pardon, l’estomac satisfait, la nuit s’annonce reposante dans une cabane-maison perchée à quatre mètres de hauteur sans wifi ni service téléphonique — une vraie déconnexion qu’offre aussi le Defender quand on le conduit, non parce qu’il ne permet pas de passer en toute sécurité ses appels sans avoir à toucher son téléphone ou d’écouter sa musique en Bluetooth (bien au contraire, et bien plus) mais parce que son habitacle est insonorisé et son moteur, hybride, ajoute à la sérénité que la conduite dans de telles conditions peut apporter.

Le GPS cette fois configuré en direction de Molitor, la route s’avale avec le même plaisir que le petit-déjeuner livré par une poulie directement en chambre. Un stop à Clairefontaine, pour non pas saluer l’équipe de France de football en entrainement, mais pour déguster un Lièvre à la Royale à la table d’Eric Voiron, avant de rejoindre Paris. Gérer le trafic du périphérique approchant l’ heure de pointe n’aura jamais été si agréable…

Notre bolide du jour.
Notre bolide du jour. Fanny Liaux Gasquerel

Site internet de Defender


Lire aussi : Land Rover Defender x James Bond : des cascades et une édition limitée

Voir plus d’articles sur le sujet
Continuer la lecture