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Virón, Ces chaussures plus green que green

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Fondé par Mats Rombaut et Julian Tastuto-Romer, Virón se démarque du marché des chaussures grâce à des techniques innovantes pour rendre ses modèles vegan et recyclables. The Good Life a étudié de près la jeune marque.

Quel est le point commun entre Kendrick Lamar, Angèle et Lewis Hamilton ? Tous se sont affichés une paire de Viron aux pieds.
Quel est le point commun entre Kendrick Lamar, Angèle et Lewis Hamilton ? Tous se sont affichés une paire de Viron aux pieds. Viron

Quel est le point commun entre Kendrick Lamar, Angèle et Lewis Hamilton ? Tous se sont affichés, en plateau télé ou sur les réseaux sociaux, sneakers ou boots Virón aux pieds. De même que pléthore d’autres stars, tels que les footballeurs Serge Gnabry et Hector Bellerin, ou encore Gaten Matarazzo, l’acteur qui joue Dustin dans la série à succès Stranger Things.

Nous sommes ravis que ces célébrités apprécient notre marque, mais encore plus qu’ils partagent certaines de nos valeurs”, se réjouit Julian Tastuto-Romer — passé par Vetements, Comme des Garçons ou encore Acne Studios —, qui a fondé Virón avec Mats Rombaut — designer et fondateur du label éponyme —, il y a deux ans et demi, en pleine pandémie.

La jeune marque est co-créée par Mats Rombaut et Julian Tastuto-Romer à Paris.
La jeune marque est co-créée par Mats Rombaut et Julian Tastuto-Romer à Paris. Viron

Les deux trentenaires se sont rencontrés en 2017 lorsqu’ils travaillaient pour Both, une marque de sneakers chinoise haut de gamme, alors établie à Paris. “Mats avait sa marque à côté et collaborait avec nous comme designer free-lance, tandis que j’étais business developer. J’avais depuis longtemps en tête l’envie de créer ma propre entreprise, à condition qu’elle ait un impact à grande échelle”, explique Julian Tastuto-Romer.

La révolution verte jusque dans la publicité !
La révolution verte jusque dans la publicité ! Viron

Associer révolution verte et marché de masse

Contrairement à Rombaut, qui s’adresse à une clientèle pointue, les deux hommes choisissent, avec Virón, de viser le marché de masse. Leur ambition :  être un acteur de la révolution verte en cours sans faire l’impasse sur le design de leurs chaussures. “Dans les années 1980, Doc Martens a incarné la sous-culture punk. C’est un modèle pour nous. Virón est certes une entreprise, avec ses impératifs économiques, mais nous voulons prendre notre part dans le bien-être de la planète, participer à la protection des animaux et représenter, à notre tour, une nouvelle culture”, affirme le cofondateur de Virón.

Green way of life façon l’homme à la tête de chou 3.0.
Green way of life façon l’homme à la tête de chou 3.0. Viron

Les deux hommes ont misé sur l’écologisme jusque dans le nom de la marque — « Virón » est tiré d’ « environnement » — et dans ceux donnés à chacun de leurs modèles, comme la “1992” (qui correspond au Sommet de la Terre de Rio) et la “1997” (Protocole de Tokyo). Parallèlement, l’entreprise s’est rapprochée de l’association GroinGroin, un refuge pour animaux dans la Sarthe, où elle parraine depuis plusieurs mois un porc qui répond, si l’on peut dire, au nom de Bernadette.

Pour fabriquer ses chaussures, Virón refuse d’utiliser de la peau animale, et a également écarté le cuir de polyuréthane (PU) — un matériau à base de pétrole auquel ont eu recours de nombreuses marques de chaussures désireuses de surfer sur la vague écologique en vendant indûment leurs produits comme étant végan. Une pratique que d’aucuns taxeraient de greenwashing

Pour fabriquer ses chaussures, Viron refuse d’utiliser de la peau animale
Pour fabriquer ses chaussures, Viron refuse d’utiliser de la peau animale Viron

A la place, la jeune entreprise, qui a obtenu des certifications auprès de différents organismes comme Peta, association de défense des droits des animaux, et GOTS pour les textiles écologiques, a opté pour le végétal. “Nous utilisons des pommes et du maïs pour créer nos cuirs vegan afin de réduire au maximum la part du plastique dans la composition de nos baskets. Il est difficile d’atteindre les 100 %, mais on arrive à monter jusqu’à 60%. Nous visons les 80% dans un avenir proche et nous espérons que la technologie permettra, un jour, d’y arriver totalement”, explique Julian Tastuto-Romer.

 

AppleSkin et AppleX, les innovations du secteur

Pour y parvenir, Virón s’appuie sur des innovations du secteur textile comme l’AppleSkin, une technique née à Bolzano, dans le nord de l’Italie, qui permet de fabriquer du cuir vegan en recyclant les déchets de la production de jus de pommes.

Virón s’appuie sur des innovations du secteur textile comme l’AppleSkin ou l’AppleX.
Virón s’appuie sur des innovations du secteur textile comme l’AppleSkin ou l’AppleX. Viron

L’entreprise a aussi adopté deux autres procédés: l’AppleX, variante de l’AppleSkin qui permet de créer un cuir plus granuleux et mat, et le Faux Suède, ce matériau obtenu à partir de bouteilles en plastique qui permet d’imiter le daim. “Nous avons également essayé le raisin, la mangue ou encore le cactus. Ce dernier était très prometteur, mais il n’y a pas de filière en Europe. Or nous sommes attachés à ce que chaque élément qui entre dans le processus de fabrication provienne de l’UE”, souligne Julian Tastuto-Romer.

Couronnée pour ces recherches, Virón a été reconnue comme une marque innovante par la BPI pour un projet mêlant upcycling et downcycling. “Nous souhaitons mettre en place un système pour donner une nouvelle vie à nos produits défectueux et usagés, ceci afin de réduire l’achat de nouveaux matériaux. Virón compte lancer ce projet de production/vente en circuit fermé afin de devenir la première entreprise de chaussures qui permet à ses consommateurs de retourner et recycler leurs paires pour que celles-ci soient directement remises en vente”, confie le cofondateur. Avec 80 points de vente dans 24 pays, c’est un nouveau défi de taille qui attend l’entreprise.

G.A


Consulter le site de Virón

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