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vollebak vêtement augmenté au service du bien être

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Le vêtement augmenté : simple gadget ou révolution du bien-être ?

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Et si la santé était le nouveau luxe ? Alors que les yachts et les garde-temps restent sans équivoque des preuves de statut, la notion de luxe se déploie désormais dans un autre univers : le bien-être. Une quête de l’immortalité où la tech occupe une place de choix, et qui se déploie dans de nombreux domaines, ne laissant pas en reste l’une des plus grandes industries du luxe : la mode.

De la skincare aux marques de beauté promettant longévité et jeunesse éternelle, en passant par les compléments alimentaires miracles et les « wellness social clubs », l’industrie du bien-être poursuit sa croissance fulgurante. Estimée à 6,5 milliards de dollars dans sa globalité en 2026, elle devrait encore grandir avec l’arrivée récente de la mode dans la lucrative sphère de la longévité. Un peu à la traîne sur cette tendance, le vêtement rattrape cependant son retard à une vitesse fulgurante, les grands noms venant rivaliser avec les nouveaux venus. Les marques misent alors sur des promesses et des concepts différents mais partagent un objectif commun : prendre soin de notre corps en nous habillant. Entre stimulation neurosensorielle, diffusion de skincare, la course au vêtement augmenté est officiellement déclarée. Décryptage des nouvelles stars de nos dressings qui nous promettent de nous faire du bien.


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5 marques qui jouent dans la cours du vêtement augmenté

Coperni, wellness et fashion week

Lors de la fashion week parisienne de l’automne dernier, le label indépendant Coperni dévoilait sa nouvelle collection. Pas de froufrou ou de robes en plumes mais une ligne au design fuselé empruntant aux codes du sportswear et enrichie d’un ingrédient secret : des bactéries. Créé en collaboration avec l’entreprise suisse spécialisée en biotechnologie textile HeiQ le tissu de la collection, baptisée C+, libère au contact de la peau un mélange symbiotique breveté associant probiotiques et prébiotiques, se mettant au service du rééquilibre du microbiome cutané. La promesse ? Un renforcement de l’éclat de la peau et une mise en valeur du teint naturel. Des bienfaits dont l’efficacité est réduite au bout de 40 lavages. Body, top et legging à renouveler donc régulièrement pour une peau de bébé.

Nike, la smart shoe

La marque sportswear Nike pousse le concept encore plus loin. En janvier, elle dévoilait la Mind 001 et 002, « la chaussure qui élève la conscience », en se basant sur la neurotechnologie. Un marketing plutôt osé, mais qui s’appuie tout de même sur des faits scientifiques : la basket sollicite les mécanorécepteurs présents sous nos pieds et stimule ainsi le côté sensoriel de notre cerveau, pour une augmentation du focus. Si les études scientifiques n’ont pas encore été publiées, l’équipe marketing n’hésite pas à en remettre une couche : « Les effets secondaires comprennent, sans s’y limiter : clarté d’esprit, actions plus instinctives et disparition totale de l’hésitation ». Quand faire le tour du quartier à pied rend plus smart.

Nike Mind 001 et 002, : « la chaussure qui élève la conscience ».
Nike Mind 001 et 002, : « la chaussure qui élève la conscience ».

Heat Healer, wear your sauna

La marque australienne Heat Healer se spécialise, elle, dans la technologie infrarouge. Proposant des saunas et autres machines de bien-être, elle a récemment développé une ligne de vêtements permettant de « porter » son sauna. Disponibles en version veste et pantalon, ils sont composés de plusieurs couches permettant de retenir et de diffuser la chaleur produite par le corps, et ainsi d’éliminer ses toxines. Mais la véritable innovation de la marque repose sur l’utilisation d’un tissu spécial : le CELLIANT®. Enrichi en minéraux, il transforme la chaleur en infrarouge et agit ainsi à plusieurs niveaux : il stimule la circulation sanguine, détend les muscles et brûle les calories. Le rêve, autrement dit.

heat healer vêtement connecté australien

Gräffenberg, la pionnière du vêtement augmenté

Si le marché du vêtement tech’ au service du bien-être est encore très jeune, une marque se distingue comme l’une des pionnières dans ce domaine. Il s’agit du label suédois Gräffenberg, fondé en 2021. Son concept ? Des chemises, pantalons et shorts en lin — choisi pour sa durabilité et l’absence de traitement chimique — dont le tissu est infusé d’ingrédients actifs aux propriétés antibactériennes et régénérantes, absorbés par la peau. Le lin est alors injecté de particules d’oxyde de cuivre et de microcapsules de coenzyme Q10, riches en ubiquinol, un antioxydant essentiel au bon fonctionnement des mitochondries. La promesse de la marque scandinave ? Des bienfaits multiples, allant d’une peau plus éclatante à l’augmentation de la production de collagène, en passant par l’atténuation de l’apparence des ridules et un effet désodorisant.

Vollebak, le vêtement antivirus

Fondée par les jumeaux Nick et Steve Tidball, tous deux athlètes et designers, Vollebak affiche clairement une ambition tournée vers le futur. Aujourd’hui, le site internet affiche en une des vestes pensées pour la vie sur Mars, mais leurs premiers projets remontent à 2020, le label étant né en pleine pandémie de coronavirus. Leur objectif était alors de créer des vêtements capables de protéger la santé face aux virus. C’est ainsi qu’est née la Full Metal Jacket, composée à 65 % de cuivre, représentant environ 11 kilomètres de ce matériau par veste. Un métal qui recouvre la membrane externe du vêtement, tandis qu’une doublure respirante assure le confort au porté, transformant la pièce en véritable « armure » des temps modernes.

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Les femmes et le vêtement augmenté

De nombreuses nouvelles compagnies aux ambitions variées débarquent ainsi sur un marché en pleine croissance, dont une partie se consacre à une cible précise : les femmes. En effet, le business de la longévité est, par essence, très paritaire depuis ses débuts, et le marché féminin a vu apparaître sur sa scène mode de nombreux labels, à l’image de Balancer Pro et Cean, se spécialisant dans les vêtements de compression. Mais aussi Elastique, proposant des tenues de sport aux effets similaires à ceux d’un massage lymphatique, tandis que la marque Sylva parie, elle, sur un tissu de haute technologie décliné dans des pièces allant au-delà du sportswear. Une clientèle uniquement féminine pour ces labels encore très jeunes — la plupart étant nés il y a seulement un an — qui ne s’interdisent pas de bientôt développer des lignes destinées à la gent masculine.

Vous l’aurez compris, aujourd’hui, il n’y a plus d’excuse pour ne pas prendre soin de soi, car le bien-être est désormais aussi simple que d’enfiler un legging.


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