Håkan Dahlström

Quand les migrants boostent l'économie suédoise

Au quatrième trimestre 2015, la Suède a connu une croissance de 4,5 %. Un taux qui égale presque celui des pays en développement les plus performants. Pour les économistes, le phénomène est lié à l'accueil par Stockholm de nombreux migrants ces derniers mois…

Selon lui, la deuxième étape pour pérenniser cette croissance est de régulariser ces réfugiés afin qu’ils puissent contribuer aux financements des dépenses publiques. « La Suède a accueilli de nombreux jeunes actifs motivés et souvent qualifiés ; elle a le devoir aujourd’hui de faire un lien entre les besoins du marché du travail et leurs compétences, afin de réellement les intégrer. » Or, ce potentiel n’est pas pleinement exploité aujourd’hui, selon l’OCDE, malgré les des cours de langue gratuits mis en place. « Rien ne nous assure que la Suède obtiendra les mêmes résultats en 2016, tout dépendra de la réussite des programmes mis en place », déclare Jean-Christophe Dumont.

Ne pas dépasser les bornes
Si la Suède est réputée pour être un pays ouvert et généreux, elle n’est plus dans la capacité d’accueillir autant de migrants dans les mois à venir. En novembre 2015, la vice-ministre suédoise Asa Romson a annoncé les larmes aux yeux le durcissement du droit d’asile, « une décision terrible » selon elle mais inévitable, car « le pays ne pourra plus à l’avenir accepter tous les réfugiés ».  Fin du permis de séjour permanent (remplacé par des permis de résidence temporaires), restriction du droit au regroupement familial, contrôle renforcé aux frontières, contrôle des papiers d’identité dans les transports, etc. Si cette décision est contre-nature pour le pays selon Jean-Christophe Dumont, elle est un signal nécessaire qui signifie que la « superpuissance humanitaire », qui n’est d’ailleurs pas épargnée par la montée du populisme, ne peut plus faire face seule à l’afflux de migrants venus du sud de l’Europe.

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