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Exit les assiettes à partager, voici grand retour du menu entrée-plat-dessert

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On pose souvent cette question : et si c'était mieux avant ? Alors que La Grande Epicerie de Paris met à l'honneur les bistrots, d'autres restaurants qui fleurent bon l'ancien semblent également répondre par l'affirmative.

Ils sont flambants neufs ou viennent de changer de décor et de patrons, pourtant, ces restaurants ont l’air d’avoir toujours été là. Paris aurait-elle (enfin) délaissé la mode des assiettes à partager pour le retour de la formule entrée-plat-dessert ?


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À Paris, le style brasserie fait son grand retour

Après les années des cartes minimalistes, des tables à partager et des assiettes pensées pour Instagram, la capitale renoue avec le goût du classique entrée-plat-dessert. Exit les ceviches et les burratas : place au service en continu, au nappage amidonné, aux banquettes rouges et aux plats qui mijotent des heures. On voit ainsi rouvrir — ou renaître — des adresses qui célèbrent l’esprit des grandes maisons d’autrefois, qu’elles soient patrimoniales ou totalement inventées. Le décor emprunte à la Belle Époque, le ton à la gouaille parisienne et les cartes réhabilitent un répertoire qu’on croyait poussiéreux : blanquette de veau bien nappée, steak saignant et frites dorées, poireaux vinaigrette, poulet rôti au jus, sole meunière, œufs mayo, tarte au citron meringuée.

Ce retour de la brasserie, c’est aussi celui d’un certain art de vivre : celui où l’on prend le temps de déjeuner, de trinquer, d’échanger. Entre nostalgie et modernité, Paris rejoue le mythe de sa propre gastronomie, réconciliant le populaire et le chic. Et dans cette nouvelle ère, les chefs ne s’excusent plus de servir des plats « simples » — ils les revendiquent, comme des manifestes du goût retrouvé.

Nos entrée-plat-dessert favoris à Paris

La Table de La Grande Epicerie

Pour ouvrir l’année, La Grande Épicerie de Paris adopte les codes du bistrot parisien. Du 7 janvier au 19 février 2026, l’esprit bistrotier s’y décline sous plusieurs formes : un menu inédit servi à La Table, deux sauces et deux épices exclusives imaginées par le chef Simon Auscher, une sélection de produits à emporter pour recréer l’expérience à la maison, des objets choisis au GiftShop, ainsi que les pop-ups de Madlen et Groot La Tourte.

Temps fort de cette programmation : un menu 100 % bistrot proposé à La Table du 7 au 31 janvier 2026, conçu avec trois adresses parisiennes de référence — La Fontaine de Mars, le Bistrot des Tournelles et la Brasserie Lipp.

Le restaurant de la rue de Sèvres se pare alors de nappes vichy et accueille un menu éphémère entrée-plat-dessert. Le chef Cédric Erimée est allé chercher ces plats directement auprès des maisons concernées. Première étape rue Saint-Dominique, à La Fontaine de Mars, où Christiane Boudon lui transmet la recette des œufs au Madiran façon meurette. Pour le plat, direction le Bistrot des Tournelles, dans le 4ᵉ arrondissement : Édouard, en salle, et Geoffroy, en cuisine, partagent celle de leur volaille au vin jaune et aux morilles, accompagnée d’un jus et d’un fond de volaille maison. Le dessert provient de la Brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain, avec l’île flottante du chef Pascal Jounault, connue pour sa générosité et indissociable de l’adresse.

Les brasseries les plus cool de Paris s’invitent au Bon Marché.
Les brasseries les plus cool de Paris s’invitent au Bon Marché. The Travel Buds

Le Bon Bock

Fondée en 1879 au pied de la butte Montmartre, l’adresse est considérée comme l’un des plus anciens restaurants du quartier, lieu de rencontre emblématique du Paris artistique de la Belle Epoque. Édouard Manet, Henri de Toulouse-Lautrec, Pablo Picasso, Guillaume Apollinaire, Vincent Van Gogh, l’auraient tous fréquenté. Laissé en sommeil pendant un temps, cette brasserie a tapé dans l’œil de deux anciens propriétaires du Petit Bouillon Pharamond, Benjamin Moréel et Christopher Prêchez, qui l’ont remis au goût du jour. Dans un souci de rester fidèle à sa légende, la décoration de l’établissement évoque une France d’antan, authentique et chaleureuse, un poil dépoussiérée, avec ses boiseries patinées, ses fresques murales et ses objets d’époque qui racontent l’histoire du vieux Montmartre. En cuisine, le chef Salim Soilah mitonne une carte franche du collier qui fait honneur aux classiques du genre : oeufs mayo surmontés de poutargue, tripotée d’escargots, cuisses de grenouilles en persillade, sans oublier le pâté en croûte de volaille et foie gras, qu’on annonce comme l’un des plats déjà incontournables de la Maison.

2 Rue Dancourt, 75018. Instagram.

La façade aussi accueille comme à l’époque.
La façade aussi accueille comme à l’époque. Sam Moreel

À L’Epi D’Or

En reprenant cette institution née en 1880 dans « le ventre de Paris », le couple Elodie et François Piège ne voulait rien y changer. Pari gagné, le coup de polish en plus (façade de chêne et lettrages sous verre gravés à l’or), pour cette adresse devenue un passage obligé à Paris. Et le semainier qui vous oblige à revenir.

25 rue Jean-Jacques Rousseau, 75001 Paris. Site internet.

Le steak haché de l’Epi d’Or.
Le steak haché de l’Epi d’Or.

Chez Georges

Le tenancier nous salue comme si on était un habitué. Il doit tirer la table pour qu’on accède à la banquette (oubliez l’arrêt pipi en milieu de service). On a du mal à déchiffrer son ardoise tant les proposition sont nombreuses. Le choix est cornélien. Chez Georges est un bistrot comme on en fait plus, aussi élégant que satisfaisant.

1 rue du Mail, 75002 Paris. Site internet.

Chez Georges est un restaurant traditionnel par excellence.
Chez Georges est un restaurant traditionnel par excellence.

Brass

Nouvelle venue sur le très chic boulevard Saint-Germain, Brass joue la carte de la néo-brasserie avec panache, précision et une touche de théâtre. Signée Dorothée Meilichzon, la mise en scène est magistrale : salle mosaïquée aux airs de salle de bal, onyx, banquettes velours, petit comptoir en marbre et vieux phono pour la bande-son. Côté cuisine, pas de fausse note non plus : on oscille entre bistrot pur jus (poireaux vinaigrette, soupe à l’oignon gratinée, escargots), clins d’œil US (French Mac & Cheese, L-Bone steak façon New York) et bourgeoiseries bien troussées comme le tartare de bar au homard, les tomates farcies du mardi ou le poulet rôti du dimanche. À toute heure du jour et jusqu’à la nuit tombée, Brass réinvente le Saint-Germain des promeneurs élégants.

131 Bd Saint-Germain, 75006 Paris. Réservations.

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