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Horlogerie

Art contemporain : 5 expos avant l’été de Milan à Porquerolles

Pour l'été 2021, balade en Europe en 5 expos sur les pas d’une sirène et d’un petit ours, à la découverte de lustres rotatifs et d’un monde subaquatique fascinant.

Milan, l’homme qui a vu l’ours… Notre tour d’Europe des expos de l’été 2021 commence, numéro spécial Lombardie oblige, à Milan. La fondation Prada expose Who the Bær, un personnage de dessin animé créé par l’artiste anglo-japonais Simon Fujiwara, un petit ours qui n’a pas d’histoire, pas de sexe défini et qui sait simplement qu’il est une image dans un monde où règnent des milliards d’autres images. Simon Fujiwara raconte le processus évolutif d’un personnage fictif qui pourrait être chacun d’entre nous. De groupe de discussion en séance de thérapie, de chirurgie plastique en voyages aux quatre coins du monde, Who the Bær peut devenir ce qu’il veut, au risque de ne jamais parvenir à devenir lui-même. Who the Bær, Simon Fujiwara, fondation Prada, jusqu’au 27 septembre. Fondazioneprada.org

Monaco, Shimabuku tient la corde. Après avoir découvert dans l’île de Kyushu la légende d’une sirène dont le corps mesurait 165 m de long, l’artiste Shimabuku a entrepris de prolonger le mythe. Il a acheté une corde de même longueur et l’a transportée tout au long de ses voyages, de son Japon natal à l’Australie, en passant par le Brésil. À Marseille, il a tendu la corde au-dessus d’une place publique, y a accroché un hamac et a dormi dedans. Au Nouveau Musée national de Monaco, il se sert de la corde comme d’un vecteur qui relie la fiction au réel et qui permet de jeter des passerelles inattendues entre les humains, les plantes et les choses. Shimabuku tisse continuellement de nouveaux récits et se dit artiste « comme les oiseaux sont des oiseaux dès le moment où ils se réveillent » et nous embarque dans son monde insolite et poétique. La Sirène de 165 mètres et autres histoires, Nouveau Musée national de Monaco – Villa Paloma, jusqu’au 3 octobre. Nmnm.mc

ASSIS SUR LA VAGUE, SHIMABUKU, 1998. – 5 expos avant l’été 2021
ASSIS SUR LA VAGUE, SHIMABUKU, 1998. – 5 expos avant l’été 2021 shimabuku-courtesy-de-lartiste-et-air-de-paris-romainville

Luxembourg, l’expo à grand spectacle de Kentridge. Depuis plus de trente ans, l’artiste sud-africain William Kentridge a créé une œuvre unique en son genre, qui mêle les arts graphiques, le film, la sculpture, la performance, le théâtre. Si bien qu’exposer Kentridge aujourd’hui, c’est donner corps à un accrochage spectacle qui comprend de sublimes dessins au fusain aux cimaises, mais aussi des performances, une production d’opéra, une installation sonore monumentale ou encore une installation vidéo panoramique longue de 35 m qui invite le spectateur à entrer dans une formidable danse macabre. William Kentridge. More Sweetly Play the Dance, Mudam, jusqu’au 30 août. Mudam.com

Londres, Yayoi Kusama, artiste céleste. À 91 ans, Yayoi Kusama est la star de la saison. Alors que le Gropius Bau de Berlin lui consacre sa première grande rétrospective en Allemagne, la Tate Modern, à Londres, fait sensation en proposant deux installations miroir spectaculaires, comme seule Yayoi Kusama sait les imaginer. Bienvenue dans le monde merveilleux de la reine des petits et gros pois de couleur, qui œuvre depuis des décennies depuis un hôpital psychiatrique de Tokyo dont elle a fait son refuge. Pendant un an, la Tate Modern présente Chandelier of Grief, un environnement qui crée l’illusion d’un univers sans limites de lustres rotatifs, et Infinity Mirrored Room – Filled with the Brilliance of Life, l’une des plus grandes installations de l’artiste, qui suggère la désintégration du sujet dans une constellation infinie. De quoi vivre l’été 2021 avec la tête dans les étoiles. Yayoi Kusama : Infinity Mirror Rooms, Tate Modern, jusqu’au 22 mars 2022. Tate.org.uk

CHANDELIER OF GRIEF, 2016-2018, YAYOI KUSAMA. – 5 expos avant l’été 2021
CHANDELIER OF GRIEF, 2016-2018, YAYOI KUSAMA. – 5 expos avant l’été 2021 yayoi-kusama-courtesy-ota-fine-arts-and-victoria-miro

Porquerolles, entre flottaison et abysses. Avec ses coraux flamboyants, ses poissons géants, ses poulpes fluorescents, la mer est le territoire du merveilleux, mais aussi un écosystème fragile, un régulateur de climat aujourd’hui menacé. L’exposition La Mer imaginaire interroge les interactions entre l’homme et le monde subaquatique, elle dit la beauté et l’étrange, mais aussi la possible disparition de nombre d’organismes marins qui ne survivront bientôt plus que dans notre imaginaire et dans celui des artistes. L’architecture des lieux, avec une partie des espaces immergée sous la villa et un plafond d’eau, entre en résonance avec la fontaine aux cent poissons de Bruce Nauman, les éponges surréalistes bleues d’Yves Klein, le homard gonflable de Jeff Koons, les poissons étranges d’Allison Katz, les créatures fascinantes de Jean Painlevé. Il y a même une grotte d’argile façonnée par Miquel Barceló, un labyrinthe organique dans lequel se perdre. La Mer imaginaire, fondation Carmignac, jusqu’au 30 juin. Fondationcarmignac.com


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