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On a testé le Paris-Bangkok de la compagnie Aircalin en classe Business Hibiscus

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Depuis décembre 2024, Aircalin relie Paris à Bangkok avec une classe Business pensée à l’origine pour l’un des voyages les plus longs au monde : la route vers la Nouvelle-Calédonie. En novembre 2025, j’ai testé ce vol Paris–Bangkok qui détourne les codes du long-courrier premium. Une expérience inattendue, construite avec intelligence, loin du tape-à-l’œil habituel.

Aircalin n’a jamais cherché à être une compagnie globale. Son rôle est précis : connecter la Nouvelle-Calédonie et les îles du Pacifique à la France (et au reste du monde). La création de la ligne Paris-Bangkok qui s’étend vers Nouméa s’inscrit dans cette logique géographique autant que physiologique. Le trajet vers le Pacifique Sud est éprouvant : Bangkok s’impose comme un point d’équilibre naturel, à la fois hub international et escale capable d’absorber un long-courrier dans de bonnes conditions.


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Pour les voyageurs à destination de la Thaïlande, cette ligne est presque un coup de théâtre. Aircalin ne communique pas comme une compagnie positionnée sur l’Europe-Asie, et pourtant, elle propose aujourd’hui un Paris-Bangkok direct avec un produit calibré pour l’ultra-long-courrier, là où beaucoup de compagnies se contentent d’un standard.

Cherchez ce nom sur le tarmac, il est synonyme de grandes évasions.
Cherchez ce nom sur le tarmac, il est synonyme de grandes évasions. Kurt Ams

Classe Business Hibiscus : un parti pris clair

À bord de l’Airbus A330neo, la classe Business Hibiscus ne cherche pas à impressionner. La cabine est lumineuse, dominée par des tons clairs et rosés inspirés du corail calédonien. Le choix est esthétique mais aussi stratégique : éviter la fatigue visuelle sur un vol de plus de onze heures.

La configuration en 1-2-1 garantit un accès direct au couloir pour tous les passagers. L’absence de rangements centraux au-dessus des sièges libère l’espace et donne une impression de cabine plus large, notamment dans la section centrale. Le résultat est net : on respire mieux, visuellement comme physiquement.

À bord du Paris-Bangkok, en novembre 2025, installée au siège 6A, l’expérience commence par une sensation appréciable en classe Business : celle de ne pas être enfermée. Le siège est structuré, mais sans cloisonnement excessif. L’accoudoir est présent, détail anodin en apparence, mais fondamental sur un vol de cette durée. Même les sièges centraux conservent une ouverture visuelle qui évite l’effet « box » grâce à l’absence des coffres à bagages au-dessus de leur tête.

Les rangements sont suffisants, bien placés, sans multiplier les compartiments gadgets. La trousse de confort, orange, est simple et efficace : produits Payot pour les mains, le visage et les lèvres, cache-yeux, mouchoirs, stylo.

Le scénario lumineux de la cabine accompagne le voyage (et le jet lag).
Le scénario lumineux de la cabine accompagne le voyage (et le jet lag). Fanny Liaux Gasquerel

Un Paris-Bangkok tout confort

Le service en Business Hibiscus est à l’image du produit : précis, sans emphase. L’équipage accompagne le rythme du passager, sans le contraindre. Les repas sont bien exécutés, d’inspiration française, avec une touche de raffinement. Aircalin privilégie la cohérence à l’accumulation et cela se ressent dans le déroulé du service.

La carte des vins, primée en 2023 par les « Business Traveller Cellars in the Sky » pour sa qualité exceptionnelle, confirme un positionnement clair : offrir une sélection sérieuse, sans chercher à rivaliser avec les excès de certaines compagnies premium asiatiques ou moyen-orientales.

En vol, l’offre de divertissement est appréciable, propose quelques nouveautés récentes comme de bons classiques, des blockbusters américains comme de jolies pépites françaises.

Le repas est servi en trois temps : l’apéritif, le plateau principal comprenant le plat et les entrées, puis le dessert. Quatre options de plat sont proposées.
Le repas est servi en trois temps : l’apéritif, le plateau principal comprenant le plat et les entrées, puis le dessert. Quatre options de plat sont proposées.

Bangkok comme escale intelligente

À l’arrivée à Bangkok, les passagers business pourront se détendre au Miracle Business Lounge avant la seconde partie du voyage. Douches, espaces calmes, restauration correcte : l’escale est à la hauteur du déroulé du vol.

Pour ceux qui auront choisit la compagnie pour son service ultra-compétitif pour le Paris-Bangkok, il ne restera plus qu’à retrouver leur bagage après avoir bravé l’épreuve de la foule aux douanes thaïlandaises.

La liaison entre Nouméa et Paris via Bangkok, jusqu’alors programmée à deux vols par semaine (les mercredis et samedis) a été agrémentée d’une nouvelle fréquence hebdomadaire les lundis depuis la mi-novembre 2025. Ce plan de vol, qui reste à ce jour le plus long au monde avec une escale unique et sans rupture de charge, est le plus rapide pour relier la Nouvelle-Calédonie à l’Hexagone, avec une durée de trajet variant de 24 à 25 heures selon le sens.


Compagnie Aircalin. Aller-retour Paris-Bangkok en classe Hibiscus Business à partir de 1 893 euros. Réservations.


 

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