Horlogerie
Le Victoria & Albert Museum de Londres consacre une grande exposition, Fashioning Masculinities, qui fait le lien entre vestiaire masculin et masculinité.
Des costumes rétro de Mad Men ou Peaky Blinders aux tenues tantôt classiques tantôt excentriques des tapis rouges et catwalks les plus célèbres, en passant par le style décontracté des grands patrons de la tech, la mode masculine n’a jamais semblé aussi « éparpillée ». Vraiment ? C’est ce qu’a cherché à savoir le Victoria & Albert Museum de Londres en retraçant l’histoire du vestiaire des hommes à travers l’exposition Fashioning Masculinities.
Une rétrospective divisée en trois chapitres. Le premier, Undressed, revient sur le corps des hommes et ses représentations depuis l’antiquité, nu ou très peu vêtu. Ensuite, Overdressed revient sur les excentricités et le vêtement comme une arme et un symbole de pouvoir depuis la renaissance jusqu’au début du XXe siècle. Enfin, Redressed retrace l’histoire de la mode masculine des cent dernières années, son évolution, avec un focus, c’est normal, sur le costume.
Des pièces qui sont confrontées à des tableaux et d’autres œuvres d’art auxquelles elles font écho, illustrent l’évolution de la notion d’élégance, du surfait au minimalisme et, surtout l’adage pourtant éculé selon lequel « la mode est un éternel recommencement ».
Le parcours de l’évolution Fashioning Masculinities s’achève sur l’effritement des murs entre masculin et féminin. Si les femmes se sont, depuis longtemps, approprié les codes masculins, le pantalon et le smoking, entre autres, l’inverse est encore assez rare pour marquer les esprits. Ainsi, sont exposées, la robe smoking portée par Billy Porter sur le tapi rouge des Oscars en 2019, et la robe Gucci portée par le chanteur Harry Styles en couverture de Vogue fin 2020. Ce dernier est, par ailleurs, égérie Gucci, mécène de l’exposition. La boucle est bouclée !
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